Miami Heat 2019-2020: La grande preview

Le bilan de la saison passée:

39 victoires. Le Miami des bons vieux « Pat » et « Spo » sort d’une saison que l’on qualifierait de fade, avec comme presque seul point d’orgueil, une dernière danse de monsieur Dwyane Wade.

Mais remontons d’abord sur le tout petit été passé, car avec absolument aucune marge salariale, le Heat optera pour redonner une saison au sublime shooter qu’est Wayne Ellington ainsi que des petits contrats minimum à Wade et Derrick Jones jr.
La saison commence donc et Miami tourne autour des 50% de victoires avec un Josh Richardson qui essaye tant bien que mal de prendre les rênes de l’équipe et qui arrive tout de même à marquer 20 points de moyenne. On se rendra assez vite compte que 2 choses seront vraiment importantes lors de cette saison: Wade and the kids (Winslow, J-Rich, Adebayo et Jones jr). Cerise sur le gâteau? Une sale blessure pour notre Goran Dragic préféré et un Dion Waiters qui ferait passer Raymond Felton pour une ballerine.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres évidemment et Spo nous offrira un coup de maître: Passer un Justise Winslow, qui peine à se trouver, dans un rôle de meneur. Les fans avaient hâte de le découvrir depuis un certain temps et ils l’avaient enfin; « Point Justise ».
La jeunesse continuait de prendre le pouvoir au sein d’un Miami qui avait de la peine à se maintenir dans la course aux playoffs avec notamment un nombre incalculable de matchs ratés à cause de 3 et 4èmes quart-temps immondes. Après Winslow, c’était Bam Adebayo qui profitait de quelques soucis physiques (et mentaux..?) d’Hassan Whiteside pour prendre le poste de titulaire qu’il ne lui rendra plus.

Au finish, pas de playoffs et une 10ème place qui laisserait Miami dans l’indifférence totale. On retiendra un buzzer beater magistral de D-Wade sur les champions en titre, la montée en puissance de la jeunesse, les highlights foudroyant de Derrick Jones jr et d’un Bam Adebayo qui sera le seul joueur du Heat à ne rater aucun match de la saison.

L’été du Heat:

Tournons donc la page et commençons par la draft, logiquement. « With the 13th pick in the 2019 NBA draft, the Miami Heat select Tyler Herro from Kentucky ».
Après cette fameuse phrase, un petit gringalet avec une veste horrible se lève et monte serrer la main d’Adam Silver. Coté twitter, la #HeatNation n’est pas convaincue. Un arrière qui ne parait pas être prêt physiquement, avec un ratio taille-envergure négatif (longueur de bras inférieure à la taille du corps) et un potentiel qui ne paraissait pas sauter aux yeux. Tyler nous montrera que nous avions tort à tout niveau dès lors qu’il posera un pied en summer league puis surtout en pré-saison.
Miami échangera aussi 3 futurs seconds tours de draft à Indiana pour s’approprier l’intrigant KZ Okpala et « vendra » son pick 44 (Bol Bol) à Denver.

Prochaine étape: La free agency. Pas n’importe laquelle puisqu’elle regorgeait de joueurs libres de très haut niveau. Quelques deals se concluaient et Miami espérait pouvoir signer un Jimmy Butler qui voulait venir mais qui devait attendre que le Heat puisse trouver un deal avec plusieures équipes à cause d’un salary cap totalement saturé. Ce qui devait arriver, arriva (pour notre plus grand bonheur)

Butler est un joueur du Miami Heat. Josh Richardson fera le chemin inverse à notre plus grand regret, Hassan Whiteside est envoyé à Portland à notre plus grand joie et Meyers Leonard rejoindra aussi la Floride et finalement, un pick et Mo Harkless seront envoyés aux Clippers.

Pour finir son bel été, Miami verra ses nouvelles acquisitions montrer un beau visage avec un Herro insolent offensivement, un Leonard productif et une nouvelle trouvaille sortie de nulle part « à la Miami » en la personne de Kendrick Nunn, qui arrivera même à faire sortir Dion Waiters de ses gonds en étant titularisé par Spoelstra.
La saison commencera d’ailleurs sans ce dernier, suspendu et hors des conditions physiques requises par la franchise, ni James Johnson qui n’est pas non plus dans la forme demandée.

Le cinq de départ:

PG : Winslow
SG : Waiters
SF : Butler
PF : Olynyk
C : Adebayo

Voilà le cinq de départ type que l’on pourrait voir le plus au cours de la saison. Evidemment, il ne ressemblera pas à cela pour démarrer la saison, déjà parce que Waiters est suspendu pour le match d’ouverture en raison de mauvais comportement (ça commence déjà). Dans ce cas, on pourra voir soit Derrick Jones Jr, soit Duncan Robinson sur le poste 3, avec Butler décalé au poste d’arrière. Plus surprenant, on pourrait aussi voir Herro directement intégré dans le cinq suite à sa bonne pré-saison et aux différentes qualités qu’il a pu montrer. Le poste de meneur titulaire n’est pas totalement défini non plus mais si on se base sur la pré-saison, Justise prendra bien ce poste. Pas de doutes pour les postes 3 et 5, qui reviennent bien sûr à Butler et Adebayo. Concernant Olynyk, il revient à peine de blessure et c’est Leonard qui pourrait démarrer à sa place pour commencer la saison, avant de laisser ce poste à Kelly une fois remis en rythme.

Si Waiters se remet un peu en cause et prouve à Spoelstra qu’il mérite bien une place de titulaire, le poste 2 lui est clairement destiné. Il y apportera du scoring à côté de Butler, ainsi qu’un peu de défense. La paire Adebayo/Olynyk a très bien fonctionné la saison dernière. Quand le duo était sur le terrain, ils avaient le 4e meilleur defensive rating de l’équipe (duos avec plus de 30 matchs joués ensemble). En attaque, Kelly pourra écarter le jeu et libérer la raquette pour les autres joueurs. Winslow et Butler remonteront la balle tour à tour, les deux étant parfaitement capables de gérer l’attaque.

Le banc:

Tout d’abord, les postes sont tous doublés, ce qui offre à Miami une très bonne profondeur d’effectif, ce qui est toujours bon à prendre, surtout vu le nombre de blessures que le Heat a pu subir ces dernières années. On peut donc imaginer, suivant le cinq type proposé ci-dessus, une second unit comme ceci :

PG : Dragic
SG : Herro
SF : Jones Jr
PF : Johnson
C : Leonard

Cela nous donne une line-up moins forte défensivement, mais les rotations de Spoelstra ne sont pas binaires et on ne devrait pas ou peu voir ces cinq joueurs ensemble sur le terrain. Néanmoins, notre banc est équilibré avec du tir extérieur, un minimum de défense, et de la capacité à scorer, surtout avec Dragic et Herro. Spoelstra pourra trouver un peu de temps de jeu pour Duncan Robinson, surtout s’il rentre ses tirs extérieurs. Quand on voit ce que Spo a fait de Wayne Ellington il y a deux ans, il y a de quoi être confiant. Kendrick Nunn pourrait aussi avoir quelques minutes en sortie de banc pour apporter son explosivité et sa capacité à scorer, surtout si Dion Waiters ne réintègre pas le groupe.

Le calendrier:

Pour en savoir plus sur notre calendrier à venir, nous vous proposons de lire les analyses réalisées cet été qui se trouvent ici.

Jimmy Butler: le nouvel élu

Le mot est certainement un peu fort mais nous en sommes presque là. A l’image des Mavericks avec Dirk Nowitzki et Luka Doncic, dont ils ont déjà pu profiter l’an dernier, le départ du plus grand joueur de l’histoire d’une franchise laisse un énorme vide pour tout fan et la relève se fait pressante. Ainsi, plus qu’un joueur incroyable, l’arrivée de Jimmy Butler dans un été assez miraculeux fait office de complément et de remplacement émotionnel à la retraite de Flash.

Si l’on se fixe d’une première part sur un point de vue seulement sportif, Jimmy Butler apporte tout ce qu’il faut au Heat. Premièrement, il est ce talent offensif dingue qui saura quand prendre le jeu à son compte et quand faire jouer les autres en fonction de ce que demande le terrain. Deuxièmement, il est l’un des rares joueurs à être capable de finir une action en isolation avec une efficacité redoutable, chose tout de même rare dans la ligue. Quand on sait les difficultés offensives de l’équipe l’an passé dans ce domaine, son arrivée ne peut être que bénéfique. Troisièmement, il fait partie des joueurs sans réelle faiblesse de ce côté du terrain. Que ce soit en finition au panier (66%), en mi-distance court (39%) ou en tir à 3 points en tête de raquette (36%), Jimmy Butler a tout ce qu’il faut pour réussir offensivement s’il est le leader de l’attaque, d’autant plus que sa vision de jeu lui permet de trouver ses coéquipiers de manière régulière et efficace (peu de pertes de balles (91ème percentile) et gros pourcentage de passes décisives (94ème percentile).

Pour terminer, Jimmy Butler n’est pas qu’un très bon attaquant. C’est aussi (et c’est fondamental dans le sud de la Floride) un redoutable défenseur. Ce n’est pas le style de la maison de récupérer un James Harden (avec tout le respect que l’on a pour lui) qui pourrait ouvrir des brèches dans l’une des meilleures défenses du pays. Outre son apport offensif, Jimmy pourra ainsi parfaitement rentrer dans la défense collective tout en ayant la capacité d’éteindre ou de ralentir individuellement n’importe quel adversaire, du moins sur les postes 1 à 3, quand nous en aurons besoin.

Si l’on se pose désormais à côté de l’aspect sportif, on peut observer que Butler correspond tout autant au Heat. Dès l’an passé, il avait déjà fait de Miami sa priorité avant d’être envoyé du côté de Philly. En terme de (sale) caractère, d’intensité, de style de jeu et de style d' »homme », il correspond à la mentalité Miami Heat et a déjà fait des siennes avec notre rookie Tyler Herro, à qui il apprend les ficelles du métier tous les jours.

Vous l’aurez compris, que ce soit d’un point de vue sportif ou caractériel, Jimmy Butler correspond parfaitement à Miami. N’importe quelle année, il aurait été accueilli à bras ouverts par les fans mais en plus, il se doit de prendre le rôle d’icone que Dwyane Wade a déposé dans son casier, que l’ancien Sixer a récupéré. Dans la rédaction, nous n’avons aucun doute sur le fait qu’il en soit capable et il a déjà pris la place qui lui revenait, toutes proportions gardées évidemment.

Les certitudes:

Commençons par ce que nous appellerons ici « les deux D », pour défense et discipline. Cela peu paraître évident lorsque l’on connaît la franchise, puisqu’on ne change pas de culture, de principes en un été, surtout quand on récupère un des meilleurs two-way players de la NBA, incarnant parfaitement « les deux D ». A moins d’une grande surprise, le Heat continuera de défendre dur, et devrait s’immiscer parmi les meilleures défenses de la ligue. L’autre point, c’est que Pat Riley a bien resserré la visse au niveau de la mentalité exigée : Whiteside le nonchalant ? Transféré cet été. James Johnson pas en forme optimale ? Mis à l’écart le temps qu’il revienne au top. Dion Waiters se met à faire des vagues ? Monsieur est suspendu. Le parrain ne tolérera plus les écarts de ses joueurs, et c’est très franchement pas plus mal. Dernier point sur la discipline, celle sur le terrain, en matchs. Avec l’élément Whiteside hors de l’équation désormais, les risques de se retrouver avec un poids mort ne faisant pas les efforts demandé sur le terrain sont désormais proches de zéro, ce qui fera un grand heureux sur le banc pendant les matchs, n’est-ce pas Erik ?

Il est temps de passer à la seconde certitude de la saison côté Heat : La mise en valeur des jeunes ! Cette fois, ça y est, les jeunes joueurs du Heat ont le champ libre. Whiteside dehors, Bam Adebayo va donc pouvoir prendre les rennes du secteur intérieur. Goran Dragic accepte un rôle en sortie de banc, permettant ainsi à Justise Winslow de s’épanouir au poste de meneur titulaire, renforçant par la même occasion les capacités défensives du 5 majeur. Tyler Herro, bien qu’il soit un rookie, grâce à son tir extérieur et ses quelques capacités en création, se verra offrir un rôle certain au niveau du scoring et du spacing par Spo. Il en va de même à un moindre degré pour Duncan Robinson, qui a été utilisé durant la pré-saison, et qui fut qualifié de « shooteur incroyable » par Jimmy Butler, rappelons-le. Si Jimmy l’a vu, Spoelstra aussi. Enfin, le cas Derrick Jones Jr. Bien qu’encore un peu brut, il recevra également du temps du jeu, et il faudra profiter un maximum de ses qualités athlétiques hors-normes, en espérant des progrès globaux de sa part, dans la continuité.

Pour compléter les deux principales certitudes, il faut aussi avouer que la qualité du coaching staff devient une certitude quand on observe ce que Spo et ses assistants sont capables de réaliser avec le matériel qu’ils avaient à disposition les saisons précédentes.

Les points d’interrogations:

Fort de notre été réussi, Le Heat aura donc pour objectif de mettre en place un système permettant à tout l’effectif de s’exprimer de la meilleure des manières et malgré les certitudes liées à certains aspects de l’équipe que ce soit par habitude (Défense léchée, polyvalente et efficace), statistique (un apport conséquent de Jimmy Butler au niveau du scoring ou sur la ligne des lancers) ou culturel (défense et discipline), la meilleure équipe de Floride contient encore quelques points d’interrogations sur certains aspects majeurs de sa saison.

En premier lieu, la rotation.

Comme abordé plus tôt, Spoelstra dispose désormais d’un effectif très varié, polyvalent au niveau des profils – à la différence des années précédentes où l’on pouvait voir des doublons sur les postes extérieures – et des capacités des joueurs. On peut compter au poste 1, Winslow et Dragic : Playmaker défenseur ou scoreur slasher. Herro, Waiters et éventuellement Butler au poste 2. Johnson, Olynyk, Bam Adebayo, Meyers Leonard et même Duncan Robinson pour la rotation intérieure…

Résumé simplement, cette équipe est profonde et possède différents skillsets que le coach emblématique de la franchise va devoir utiliser au mieux. Problème ? La gestion des rosters intra et extra-match n’est pas nécessairement son point fort, problème se manifestant saison après saison par des hivers difficiles dans lesquels il tâtonne souvent avant de réussir à sortir une rotation et un 5 de départ qu’il affectionne et qui fonctionne.

La conférence Est a dans l’ensemble beaucoup bougé au niveau des effectifs et le début de saison sera peut-être hésitant dans plusieurs franchises devant s’adapter (Boston, Brooklyn, Indiana) mais il est possible qu’un peloton de tête se démarque très vite et Miami aurait tout à gagner à réussir à s’y intégrer plutôt que d’envisager et de devoir se préparer à des playoffs difficiles d’entrée.

Etroitement lié à la rotation, la mise en place d’une attaque cohérente, efficace et mettant en valeurs tous les éléments de l’équipe est un objectif premier aussi bien qu’un point d’interrogation.

L’offense du Heat sera forcément axé autour de Butler. C’est-à-dire que le rôle de métronome lui sera attribué et qu’il aura main mise sur le tempo du match et sur l’implication de ses coéquipiers, chose qui devrait énormément libérer Spoelstra. Retour rapide sur les 2 dernières saisons: Des joueurs au profils intéressants et utiles faisant très souvent chou blanc en fin de match, la faute à des systèmes peu originaux et à un manque de joueurs voulant (et étant capable de) prendre ses responsabilités en fin de match.

Le profil de Butler, l’arrivée de Herro, le développement de Winslow et les retours de Dragic & Waiters devraient permettre à Spoelstra d’avoir un meilleur panel de systèmes offensifs, peu importe le moment du match mais il est possible qu’il s’y perde et ne parvienne pas à utiliser toutes les qualités des joueurs au moment opportun.

Qu’en sera-t-il de Winslow qui, à l’aube de son développement en tant que playmaker principal (et scoreur sur pénétration/midrange voire à 3pts) va devoir trouver sa place au côté d’un gestionnaire plus accompli ? Trouvera-t-il sa place et ses mouvements comme on peut l’espérer ou se retrouvera-t-il cantonné à un rôle dans le corner comme on pouvait le voir par moment sur les dernières saisons ?

Herro, la jeune pépite, aura-t-il l’occasion de se mettre en valeur autrement que par le shoot ? Sa qualité de scoreur aura-t-elle l’impact nécessaire pour permettre au coach de faire de lui une menace permanente afin de développer des schémas impliquant à fond le reste de l’équipe ? Bam en fixateur et point d’ancrage de l’attaque sur système arrêté ?

Tant de questions auxquelles on veut répondre oui, mais pour lesquelles nous devrons attendre que Spoelstra nous confirme (A NOUVEAU) qu’il fait bien partie de la crème des coachs et que les jeunes joueurs prouvent qu’ils n’attendaient qu’une plus grosse opportunité pour exploser.

Pour finir (et comme justement abordé dans le podcast), ces « petites choses » qui font la différence entre une bonne et une top équipe : Les lancers-francs et l’avantage du terrain.

Les autres incertitudes de cette équipe, bien que cruciales, ont tendances à représenter un « quand » plutôt qu’un « si ». Spoelstra prend certes du temps à définir ses rotations, mais il y parvient assez souvent (en témoigne 2016) pareil pour les autres points. Ces 2 aspects cependant nous ont coutés nombre de matchs l’année dernière et il est littéralement impossible de réaliser une saison à la hauteur de nos espérances en continuant à être dans le peloton de fin aux lancers-francs. Un déficit pouvant aller jusqu’à 10 points par match au quotidien est bien trop énorme pour être compensé, surtout lorsque l’équipe n’est pas non plus capable de rentabiliser ses « home-stays » ou série de match à domicile. Avec Butler, joueur capable de provoquer beaucoup de fautes ET DE LES RENTRER, ceci devrait s’améliorer mais il reste que c’est un effort et une amélioration collective à fournir et que, de Winslow à Meyers Leonard, nous attendrons de tout le monde un sérieux à ce niveau-là.

Même tarif pour les matchs à domicile qui, au-delà du fait qu’ils représentent généralement une aubaine (moins de déplacements, ambiance, habitude), sont aussi cruciaux dans une optique de playoffs ou chaque paramètre comptera. Autour de son nouveau mâle alpha, Miami devra donc se réapproprier son arène afin d’en refaire une antre dans laquelle les adversaires ont peur de s’aventurer.

Le pronostic:

Sixième avec 46 victoires (si possible devant Orlando).

Source photo: Clutchpoints.com

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s