Nets, Raptors, Celtics : Un test en trois actes pour se jauger !

Au bout de 18 matchs de saisons régulière, le Miami Heat affiche un beau bilan de 13 victoires pour 5 défaites, à l’aube d’un mois de décembre qui débute pied au plancher !
Brooklyn, Toronto et Boston, voilà un trio d’adversaires représentant un test que l’on va analyser aujourd’hui !

Revenons tout d’abord rapidement sur le début de saison de la troupe d’Erik Spoelstra. Bien que l’équipe montre bien évidemment quelques lacunes assez peu surprenantes, notamment sur le plan offensif, on peut également dégager un bon nombre de points positifs, plus ou moins attendus. On remarque que cette équipe est globalement sereine, quiconque soit présent sur le parquet, qui exécute bien les divers systèmes. On dénote également une capacité à prendre un net ascendant face aux adversaires que l’on estime à la portée du Heat, pour mentionner quelque chose de bien plus spécifique à cette année, en ce début de saison fourmillant d’adversaires abordables.
Cependant, le calendrier fut aussi saupoudré de quelques grosses affiches et premières périodes charnières. On mentionnera les deux victoires face aux Bucks et aux Rockets, révélant rapidement différentes facettes de ce Heat qui ne lâche rien. Suivra ensuite le premier trio de matchs test, qui aida à faire germer l’idée de cet article, au sein de la conférence Ouest : Une défaite au Colorado face à des Nuggets bien rodés, suivie d’un premier back-to-back face aux Suns et aux Lakers, quittant la Californie avec une victoire pour une seconde défaite, sans grande surprise au vu de l’adversité affichée.

Avec 7 victoires en 9 matchs depuis ce premier road-trip à l’Ouest, Miami entame donc ce mois de Décembre sur une bonne dynamique. Voilà qui est plutôt bon, dans l’optique d’un nouveau road-trip, 3 matchs en 4 jours dont un back-to-back, face à trois équipes actuellement au sein du top 8 !
Je vous propose de séparer cette analyse en deux parties, traitant tout d’abord des Nets, avant d’aborder Raptors et Celtics dans une seule et même partie ensuite.

La nuit du 1er Décembre, le Heat se déplace donc au Barclays Center pour y affronter les Nets. Une équipe de Brooklyn réalisant un début de saison que l’on peut qualifier de moyen, malgré les circonstances atténuantes. Un bilan de 10 victoires pour 9 défaites, mais surtout une attaque et une défenses classées 16eme aux ratings offensifs et défensifs. Les Nets ont d’autant plus de difficultés que leur calendrier était jusque là bien parsemé de matchs compliqués, dont deux remportés face aux Rockets et aux Celtics à la maison, dans deux contextes bien différents : La victoire face à Boston ayant été obtenue sans Kyrie Irving, ni Caris LeVert, tous deux sur la touche.
Face à ces Nets handicapés offensivement, encore friables en défense mais ne manquant pas de ressources, le Heat a l’opportunité de bien se mettre en jambe et d’emmagasiner un maximum de confiance avant les deux matchs cruciaux qui suivent, d’autant plus que Miami n’a gagné que deux de ses cinq matchs à l’extérieur face à des équipes du top 5 de chaque conférence. Nous parlons donc ici d’un match important face à une équipe à ne pas sous-estimer, capable d’aller remporter la rencontre pour le peu qu’en face, une forme d’irrégularité s’installe. Rockets et Celtics ont respectivement shootés à 25 et 30% derrière l’arc lors des deux victoires des Nets, qui ont passés une mauvaise soirée face à une équipe qui, quoiqu’il arrive, reste bien coachée et pouvant profiter des failles adverses.

C’est bien ce dernier point auquel il faudra faire attention côté Heat, et peut-être faudra-t-il avant tout se reposer sur les certitudes défensives pour l’emporter chez un adversaire qui se sent assez fort sur son territoire en ce début de saison, avec un bilan de 6-3.

Il est temps d’entamer la seconde partie de cet article, réservée au back-to-back à l’extérieur, ou le Heat se déplacera tout d’abord à Toronto dans la nuit du 4 Décembre, avant de partir à Boston pour enchaîner la nuit suivante. Mais pourquoi ne pas séparer ces deux équipes, me direz-vous ? J’y viens. Les Raptors et les Celtics, possédant des bilans respectifs de 14-4 et 13-5, partagent bien des similitudes : Bien que comme Brooklyn, on parle de deux collectifs profonds (respectivement 12 et 13 joueurs jouant un minimum de 10 minutes par match) et bien coachés, mais surtout, et là vient la différence avec les Nets, on parle de deux des 10 meilleurs ratings défensifs de la ligue. Toronto possédant le 3eme et Boston le 9eme (en comparaison, le Heat est classé 6eme !). On parle aussi d’équipes moins amoindries par les blessures, globalement mieux rodées car moins d’ajustements à effectuer, et donc un cran au dessus des Nets sur la globalité du début de saison. On notera également que ces deux équipes font partie des quatre dernières à être jusque là invaincues sur leur parquet, les deux autres étant les Sixers et… Votre Miami Heat.
Attaquons cependant les quelques divergences, en commençant chronologiquement par les Raptors. Les hommes de Nick Nurse sont en pleine bourre, invaincus depuis 6 matchs, eux qui sont emmenés par un Pascal Siakam démontrant jusque là qu’il peut prendre une nouvelle dimension aussi vite que Kawhi a changé le script au Canada. Derrière lui un collectif bien solide (7 joueurs à plus de 9 points de moyenne, Siakam inclut), malgré un Kyle Lowry n’ayant joué que 8 rencontres, bien soutenu par Fred VanVleet à la création et à la distribution sur les postes extérieurs.
Côté Celtics cependant, bien que Kemba Walker soit en théorie l’homme fort du groupe au scoring, la tendance est légèrement différente, puisque quatre joueurs se tiennent entre 18 et 22 points de moyenne, sans oublier Marcus Smart et sa douzaine de points en supplément de son impact défensif connu d’entre tous. Il faut dire que là ou Nick Nurse a une première option bien établie au scoring, Brad Stevens a lui plusieurs atouts majeurs à utiliser, bien que lui aussi ai perdu un joueur majeur au bout de 8 matchs, en la personne de Gordon Hayward.

Dans les deux cas ici, la régularité des deux côté du terrain sera d’autant plus importante ne serait-ce que pour se donner une chance de croire à un succès, avec l’aspect fatigue à prendre en compte lors du déplacement à Boston. S’il fallait résumer, prenez ce qui a été écrit concernant les Nets et leur capacité à exploiter les failles adverses et à bien exécuter, et considérez que l’on montre d’un cran. De ce fait, la tâche sera d’autant plus ardue pour un Heat qui n’est pas sans défauts exploitables.

Un autre point à développer quelques peu concerne l’éventuelle hiérarchie de la conférence Est, à court comme à long terme. Nous ne sommes évidemment qu’au début de saison, beaucoup de choses peuvent se passer, mais ces premières rencontres face aux grosses écuries de l’Est permettent une première estimation du niveau réel du Heat en attendant les confrontations futures. Nous parlons d’équipes que Miami sera susceptible de croiser lors d’éventuelles Playoffs, et sans pour autant trop se projeter, des premières observations seront faisables. On compte bien évidemment sur coach Spo et son génie pour s’occuper de cette partie-là du travail.

Le joueur à suivre : Jimmy Butler, c’est ton moment.

Bam Adebayo aurait tout à fait pu prétendre à un focus au sein de cet article, mais puisque cet article se concentre sur trois matchs très importants, face à des équipes attendues à partir d’Avril, il parait normal d’évoquer le joueur attendu lors des grands matchs, arrivé cet été. Depuis le début de saison, Butler a affiché une claire volonté de se fondre dans le collectif et de faire participer ses coéquipiers, en démontrent sa moyenne de passe actuelle, 6.6, sa plus élevée en carrière. Les difficultés au tir de Jimmy justifient également cette tendance, puisque le joueur est suffisamment intelligent pour ne pas trop forcer (aucun match à plus de 16 tirs tentés). Cependant, et ce même si Miami arrive à remporter ses matchs grâce à un collectif qui marche, il viendra un moment ou un Jimmy Butler qui prend ses pleines responsabilités au scoring sera primordial, et se présentent ici trois potentielles opportunité d’enfiler cette cape. On notera la victoire contre Phoenix, ou Jimmy nous réalise un très bon match offensif à de très bons pourcentages (34 points, 11/16 au tir dont 2/2 de loin, 10/10 aux lancers), cependant, les capacités défensives des Suns ne sont ni tout à fait celles des Nets à leur meilleur niveau, et encore moins celles des Celtics ou des Raptors. Ces matchs-là font donc également office de tests pour celui qui est la nouvelle option offensive n°1 du Heat, autant dans le scoring pur qu’en terme de création plus globale.

Voilà pour cette analyse du triple test qui attend le Miami Heat en ce début Décembre ! Le Heat peut-il gagner au moins deux de ces trois rencontres ? Les tendances positives du début de saison vont-elles se confirmer ?
Qu’est-ce que la Heat Nation pense de cette série de matchs ?