Washington Wizards – Miami Heat : « The Bam & Duncan show »

Suite à la courte défaite face aux Pelicans, le Heat se rendait dans la capitale pour le dernier des quatre matchs face aux Wizards, actuels 9èmes de l’Est.
Tyler Herro et Meyers Leonard sont toujours absents, ainsi que Jae Crowder suite à un protocole commotion.

Miami effectue un bon début de rencontre, on croirait presque jouer à la maison. Duncan Robinson marque les 5 premiers points du match, d’abord via une banderille habituelle derrière l’arc, puis sur un lay-up après avoir fait Shabazz Napier s’envoler sur une feinte de passe en transition. 10-4 après 4 minutes et demie de jeu, voilà qui est encourageant. Le Heat ne se relâche pas, l’écart monte : 20-10 après 6 minutes de jeu. Les Wizards réussiront tout de même à revenir dans les dernières minutes, notamment via trois tirs de loin à la suite de Bertans, ramenant l’écart à 6 points : 29-23 Miami après 12 minutes.

Le second quart-temps débute quand à lui très mal : Trois pertes de balles en trois possessions, faisant monter le total à neuf (!), pendant que Bertans continue de prendre feu derrière l’arc, avec la faute de Dragic en prime. Les deux équipes mettent du temps à trouver la mire, mais une fois faite, on assiste finalement à un échange de paniers, qui permet à Miami de stabiliser l’écart entre 5 et 10 points. C’est une nouvelle fois dans les dernières minutes que les Wizards referont un rapproché à coup de tirs primés, portés par Bradley Beal (20 points à la pause) et suppléer par celui semble être son meilleur bras droit jusque là, Davis Bertans (16 points) : 57-54 à la mi-temps, avantage stérile toujours pour Miami.

Là ou la première-temps s’était terminée sur du scoring à foison, il n’en sera rien pour ce début de troisième quart. Les deux équipes ne rentrent rien ou presque, respectivement 15 et 18 points marqués par les deux équipes qui se rendent coup pour coup en mode guerre de tranchées. Miami accumule encore les pertes de balle (16 aux compteur), tandis que Jimmy Butler, limité dans l’impact depuis le début du match, est contraint de sortir, gêné à l’orteil, et ne reviendra pas du match. 72-72 avant d’entamer le dernier quart-temps.

Vous pensiez peut-être que perdre Jimmy Butler était suffisant ? Voyons. Après avoir ouvert le dernier quart par un trois point, Dragic commet sa cinquième faute, forçant Erik Spoelstra à sortir son meneur vétéran, et laissant à Kendrick Nunn la responsabilité du ball-handling pendant les 11 minutes restantes. Les Wizards prennent rapidement 8 points d’avance, mais seront ensuite tenus à 0 points marqués pendant près de 4 minutes par le Heat, puis presque 9 minutes avec seulement trois points marqués. De l’autre côté, Bam Adebayo est bien décidé à ramener Miami dans le match. Faisant preuve d’agressivité pour aller chercher ses points tantôt sur la ligne des lancers qu’au drive, il trouve également Robinson et Nunn à plusieurs reprises, et incarne à merveille le run de 25-6 imposé par Miami sur les 9 dernières minutes, allant chercher une victoire au forceps sur le score de 100-89.
Statistiquement parlant, ce même Bam « All-Star » Adebayo termine avec 27 points, 14 rebonds et 6 passes, avec une réussite au tir (9/13) et aux lancers (9/12) très satisfaisantes. Il est accompagné par Duncan « Sniper Elite » Robinson 23 points à 7/11 de loin, et ses 7 rebonds. Enfin, Kendrick Nunn score 18 points, à 4/9 derrière l’arc.
Côté Wizards, Shabazz Napier s’est rappelé aux bons souvenirs de Pat Riley, qui l’a drafté il y a bientôt 6 ans : 27 points, 7 passes, 4 interceptions et une agressivité qui aura fait quelques peu trembler Miami. Bradley Beal et ses 23 points l’ont bien suivis, de même pour Davis Bertans et ses 25 points, à 8/15 à trois points (record de trois points marqués en un match battu).

Le MVP de la nuit : Bam Adebayo sort un match de All-Star, encore.

On est de moins en moins surpris, et on espère que ça devienne une habitude dans un contexte qui le demanderait moins, sur le papier. Bam Adebayo a dominé face à une équipe qui n’a pas grand chose à lui opposer tout en répondant à un besoin crucial d’un step-up offensif, notamment dans le dernier quart. Ses 12 lancers tentés traduisent l’agressivité montrée sur les drives, et peu importe si c’est Thomas Bryant ou n’importe qui en défense au poste haut. Et quand il n’agresse pas sa match-up, c’est sa relation avec Duncan Robinson qui brille à coup de hand-offs dont on est désormais habitués, libérant le sniper qui enchaîne les ficelles.
Si le Heat a mangé du sorcier dans les dernières minutes hier soir, c’est en grande partie grâce au seul All-Star édition 2020 présent sur le terrain dans les derniers instants.



Source : stats.nba.com

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