Bam Adebayo: D’où provient son irrésistible ascension?

La belle histoire du Heat de ces 18 derniers mois est sans doute Bam Adebayo, la naissance aux yeux de la ligue du nouveau visage de la franchise. De rookie brut à All-Star de 22 ans, son potentiel explose avec comme cerise sur le gâteau, sa mentalité et son charisme.
Petit aperçu:

Forcément, au bout d’un moment, la ligue allait se rendre compte que Bam avait déjà dépassé le statut de « bon joueur ». All-Star, Skills Challenge, candidat MIP voire DPOY, un Miami qui fait des dégâts dans sa conférence, il ne pouvait plus se cacher et tant mieux, il avait bien l’intention de montrer au monde du basket qu’il appartient au futur et à l’élite de la ligue.

Bam n’est pas que création, puissance, agilité, polyvalence, hustle, défense suffocante… Il est aussi un All-Star en dehors des parquets.

Impossible de retracer toute sa jeunesse ainsi que tout les éléments qui font de lui le Bam d’aujourd’hui. Ceci dit, impossible de parler du Bam d’aujourd’hui sans parler de Marilyn Blount, mère célibataire qui emmènera son fils unique dans la campagne de Caroline du Nord après avoir grandi sur le bitume du New Jersey.

« Maman et moi contre le reste du monde » aurait été le titre de son autobiographie jusqu’à son entrée à l’université de Kentucky. En ce temps-là, sa principale préoccupation était de laisser sa maman seule en Caroline du Nord. Il se rendait compte en grandissant qu’elle ne vivait pas bien, que ceci n’était pas la vie qu’il lui souhaitait et encore moins celle qu’elle méritait. Cette préoccupation va se transformer en combustible qui se mélangera avec l’étincelle de talent d’Adebayo.

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Premier départ puis retraite de Wade, Dragic plutôt en leader passif, les adorés Winslow et Richardson n’auront pu/su reprendre les rênes de la franchise et malgré un Haslem toujours en majordome de la ville, il manquait un petit quelque chose. En cette période de flottement, Pat Riley sentit le coup en juin 2017, dithyrambique comme jamais envers un rookie qui ne faisait pourtant pas l’unanimité à nos yeux d’amateurs.
Avant même de drafter Bam, le staff du Heat essaya tant bien que mal de faire vivre un calvaire au jeune protégé de Calipari.
« À l’entrainement, combien de 3pts tu mets dans le corner sur 50 tentatives? » lui demandait Spo.
« 30 » répondait Bam, confiant. « Prouve-le » relançait Spo.

Et bien évidemment, Bam en scora 31, sans flancher.

Les entrainements allaient devenir aussi intenses qu’injustes: D’énormes sprints, de la course avec des meneurs, des contres en aller-retours avant d’ensuite lui demander de défendre sur le périmètre. Exténué mais en mode berserk, Bam se lache et envoie des douceurs à Spo et Pat sur la touche:
« C’est quoi ce bordel? Vous essayez de me bousiller là! Vous savez qui je suis?

Bam avouera par la suite: « Je ne déconnais vraiment pas, j’étais grossier, pas amical. »
Les réactions de Spo et Riley étaient presque à unisson: « Il est taré ce gars ou quoi? »
C’était leur façon de dire qu’ils l’adoraient, à l’instar des Dan Craig et Juwan Howard: C’est un « Miami Heat guy ».

En terme de combustible avant sa saison All-Star, on aurait difficilement mieux fait que Popovich, en le coupant de Team USA pour la Coupe du Monde 2019 au profil de… Mason Plumlee et Myles Turner.

Autre perle de cet été, révélée par l’excellent Zach Lowe d’ESPN, le dîner avec principalement Kenny Payne (membre du staff de Kentucky) et Karl-Anthony Towns.
« Vas-y doucement avec mon bébé Bam » osait dire Payne, devant tout le groupe. « Ne lui fout pas la honte… »
« Ses coachs n’auront qu’à mettre un autre défenseur sur moi pour l’aider » répondit le pivot des Wolves.
« Je sentais les jambes de Bam qui tremblaient de rage sous la table. » affirmait un Payne mesquin mais qui savait ce qu’il faisait.

Le lendemain, jour de match entre Heat et Wolves. Spo dirigeait un entrainement défensif spécifique avec des prises à deux sur Towns. La réaction immédiate de Bam? « F*ck that, Spo!! Pas de prise à deux. »

Towns termina le match avec 13 points et un record en carrière… de 11 turnovers. Bam finit lui avec 4 interceptions, provoqua un marché et une faute offensive de Towns dans le 4ème quart-temps.
« C’était vite devenu personnel. » déclarait Payne, qui avait reçu un SMS de Bam peu après le match: « Tu crois qu’il me respecte maintenant?? »

Riley le dit lui-même avant le All-Star weekend: « C’est un porte-drapeau de la franchise comme seuls Zo, Dwyane et UD ont pu le faire. »
Des paroles qui ont le pouvoir de rediriger le flux sanguin de n’importe quel fan de Miami.

On ne peut que vous conseiller, si polyglote vous êtes, de lire l’intégralité de l’article de Zach Lowe qui offre bien plus de détails croustillants.

La NBA nous a gratifié de 20 minutes de highlights de cette saison de Bam Adebayo, rien que ça.

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