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Analyse

Goran Dragic et Jae Crowder : Partis pour rester, mais pour combien ?

Pat Riley et consort ont certes comme objectif principal la Free Agency 2021, mais avant d’aller à la pèche au gros dans un peu plus d’un an, le Heat va devoir dès cet été s’occuper de plusieurs cas importants.
Aujourd’hui, on va revenir sur deux des joueurs qui seront agents libres cet été, et que le Heat souhaiterait sans doute conserver : Goran Dragic et Jae Crowder.

Comme vous le savez désormais sûrement, le projet actuel du Heat a comme objectif principal de ramener une autre star aux côtés de Jimmy Butler, avec 2021 en ligne de mire. Giannis Antetokounmpo fait parti des noms qui reviennent souvent, et il ne sera pas le seul gros poisson à possiblement être sur le marché dans un an. Cependant, une autre échéance elle aussi très importante du côté de Sud Plage approche à grands pas : La Free Agency 2020. Cet été, le Heat aura plusieurs joueurs d’importance relative, pas nécessairement irremplaçables mais avec un rôle qui compte à re-signer, ou pas.
Meyers Leonard, la voix du groupe, l’homme qui communique beaucoup des deux côtés du terrain et qui, en dehors, fait office de mascotte tout à fait sympathique.
Derrick Jones Jr, le Mr. Highlight Reel et pièce très importante de la défense en zone qu’Erik Spoelstra affectionne tant.
Udonis Haslem, qui certes ne joue que très peu mais dont la présence dans le vestiaire reste une plus-value inestimable.
Ou encore Solomon Hill, qui n’a que très peu joué avec le Heat mais qui est loin d’avoir un profil inintéressant pour Spoelstra.

Et bien sûr, les deux hommes sur lesquels on va s’attarder aujourd’hui.

Commençons si vous le voulez bien, avec l’un des vétérans préférés de la Heat Nation, le Dragon Slovène et 6ème homme officiel de l’équipe, Goran Dragic.
Bien que le joueur lui-même ait déclaré à Barry Jackson du Miami Herald ne pas penser pour le moment à un nouveau contrat, préférant rester concentré sur le présent lorsque ce dernier a mentionné la possibilité de re-signer pour une saison, nous allons le faire pour lui. La somme de 19 millions de dollars sur un an et celle dont on entend le plus parler, et au vu de la valeur actuelle de Dragic en terme de ce qu’il apporte au Heat : Ball-handling, expérience, scoring, gestion du tempo, et une assurance en sortie de banc, lui accorder une telle somme pour un an, dans l’idée, bien sûr, de conserver un maximum de flexibilité en vue de l’été suivant a beaucoup de sens. Quand au montant en lui-même, en partant du postulat que les 19 millions en question risquent fortement d’être la dernière très grosse somme d’argent (à l’échelle NBA) que le Slovène recevra, difficile de se dire que le Heat lui donnera tellement moins. Après tout, le meilleur moyen de faire avaler une pilule compliquée à digérer (dans ce cas: devoir faire un sacrifice financier) à un joueur reste peut-être d’anticiper avec un contrat court mais juteux, juste avant de demander à ce même joueur d’effectuer le sacrifice demandé dans le but d’être compétitif.
Heureusement pour Pat Riley, la première pilule, celle du rôle en sortie de banc, est finalement bien passée pour le Slovène, ce qui donne bon espoir dans l’optique de futures négociations. On rappelle également qu’une éventuelle offre de 19 millions sur un an serait quasiment à la même hauteur du contrat actuel de Dragic, qui est actuellement payé 19,2 millions de dollars sur sa dernière année.

Passons désormais à l’autre gros morceau de cet article, l’une des recrues majeures de la trade deadline, Jae Crowder. Après 13 matchs joués sous le maillot Floridien, le staff a déjà être quoi être satisfait suite à ce que l’ex-Grizzly a montré sur le terrain. Le joueur lui-même envisage sérieusement de continuer l’aventure avec le Heat, déclarant qu’il se sent confortable au sein de l’organisation, et qu’il souhaite faire de Miami sa maison. Bref, l’idylle. En voyant ses performances déjà très intéressantes en sortie de banc (11.9 points dont 39.3% de loin, 5.8 rebonds et 1.5 interceptions), on peut imaginer que la nouvelle recrue du Heat ne se contentera pas d’un montant similaire aux 7 millions de dollars qu’il reçoit actuellement. Il faudrait donc revoir le contrat un minimum à la hausse. Sur le papier, l’idée est très similaire à celle du cas Dragic : Signer Crowder sur un contrat d’un an, ou alors trouver un compromis sur plusieurs années (très probablement deux ou trois) à un montant qui n’affecte pas ou très peu les objectifs du Heat en 2021. Entre 8 et 10 millions pendant deux ans ? 12 millions sur un an ? On peut spéculer, avec comme seule certitude que Pat Riley ne risquera pas de perdre en flexibilité financière.
Une chose à garder à l’esprit cependant, bien que le profil de Crowder soit très intéressant, cet échantillon de 13 matchs reste faible et ne fait pas de lui un joueur intouchable, d’autant que le marché devrait être assez fourni pour trouver un joueur en mesure d’avoir un rôle similaire.

Il reste malgré tout un dernier paramètre à prendre en compte, le cas Kelly Olynyk, lui aussi potentiellement agent libre. Olynyk possède une Player Option à 12 millions de dollars. On peut donc se demander si lui aussi souhaitera s’assurer un montant qu’il estime raisonnable. Après tout, si Riley a la possibilité d’économiser quelques millions dès cet été en re-signant Olynyk sur un an et pour moins cher, il le fera sans sourciller.

Cet été, le parrain aura des décisions déjà très importantes à prendre. Des beaux jours remplis de réflexion, de négociations autour d’un plan sur le papier plutôt bien rôdé. On peut estimer que chaque partie trouvera un terrain d’entente avec la franchise.
Et vous, qu’est-ce que vous feriez cet été à la place de Pat Riley ?

Fan de la meilleure franchise de NBA depuis 2014. Ma foi en Erik Spoelstra est inébranlable, et la votre devrait l’être également.

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